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	<title>Arnaud Gobin &#187; publiés</title>
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		<title>Les envahisseurs</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 10:47:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[AMDA / France 3 PACA / France 3 Corse Via [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2020/07/envahisseurs.jpg"><img src="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2020/07/envahisseurs.jpg" alt="" title="Les envahisseurs" width="142" height="200" class="alignleft size-full wp-image-603" /></a><br />
<strong>AMDA / France 3 PACA / France 3 Corse Via Stella</strong></p>
<p><strong>Diffusion juin 2020</strong></p>
<p><strong></strong> <span class="sc-dropcap">L</span>a région PACA et la Corse sont particulièrement exposées aux espèces exotiques envahissantes, dont certaines, représentent une menace pour la biodiversité,  l’économie et la santé humaine. A terme, elles risquent de modifier durablement nos paysages et de nos écosystèmes. A travers des exemples typiques du monde animal et végétal et en s’appuyant sur les propos de naturalistes, sociologues et écologues, ce documentaire, mené comme une enquête, pose clairement la responsabilité de l’homme dans ce processus et porte un regard plus apaisé sur ce phénomène, hors des poncifs et des discours dramatisant.<br />
&nbsp;</p>
<p><div class="sc-divider"><a href="#"> Un extrait</a></div><br />
<iframe src="https://player.vimeo.com/video/437942473" width="480" height="264" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/437942473">Les envahisseurs</a> from <a href="https://vimeo.com/user11881093">Arnaud Gobin</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>Sentir et Ressentir</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 10:30:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[publiés]]></category>

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		<description><![CDATA[AMDA / France 3 PACA Diffusions octobre 2019 et juin [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2020/07/sentir.jpg"><img src="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2020/07/sentir.jpg" alt="" title="Sentir et Reseentir" width="142" height="200" class="alignleft size-full wp-image-603" /></a><br />
<strong>AMDA / France 3 PACA</strong></p>
<p><strong>Diffusions octobre 2019 et juin 2020</strong></p>
<p><strong></strong> <span class="sc-dropcap">S</span>entir et ressentir nous entraîne dans l&rsquo;univers discret des aromaticiens et des parfumeurs de marque.  Il nous fait découvrir les richesses surprenantes du sens olfactif et l’histoire insolite de notre rapport complexe à l’odorat. Il interroge également sur l’emprise des parfums et des arômes. Quel est leur rôle aujourd’hui dans une société de plus en plus aseptisée, où l’on s’est mis progressivement à chasser les &laquo;&nbsp;mauvaises&nbsp;&raquo; odeurs et à recréer des saveurs plus &laquo;&nbsp;vraies&nbsp;&raquo; que nature ? Qu’est-ce que ces senteurs révèlent de notre personnalité et de nos blessures ? Et comment influencent-elles nos relations sociales ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><div class="sc-divider"><a href="#"> Un extrait</a></div><br />
<iframe src="https://player.vimeo.com/video/437941750" width="480" height="264" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/437941750">Sentir et Ressentir</a> from <a href="https://vimeo.com/user11881093">Arnaud Gobin</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>Conte à rebours(nouvelle)</title>
		<link>http://arnaud-gobin.fr/conte-a-rebours/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 May 2011 16:08:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[publiés]]></category>
		<category><![CDATA[romans]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><div class="sc-column-12 "><p><a href="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2012/05/Mauves2.png"><img class="alignnone size-full wp-image-468" title="Mauves" src="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2012/05/Mauves2.png" alt="" width="640" height="480" /></a></p></div><br />
<div class="sc-column-12 last"><p>&nbsp;<br />
<span class="sc-dropcap">E</span>nfermé dans la soute d’un bus urbain, un enfant africain déroule le film de sa jeune existence au rythme des arrêts le long de la promenade des Anglais.<br />
Cette nouvelle est parue dans le recueil collectif « Dix » édité à l’occasion du dixième anniversaire du salon du polar « Mauves en noir »</p></div><div class="clearboth"></div><div class="sc-divider"><a href="#">Un extrait</a></div> <blockquote class="sc-blockquote">Vite, Diaba, vite ! Le temps galope plus vite qu’une éléphante quand elle défend son petit. Oublie la mollesse et le tissu des sacs à dos. Bakary se moque des livres et des souvenirs. Bakary veut des billets, des bijoux, des appareils qui vivent avec des cœurs de foudre, comme la montre d’Issa. Oui, là, sous tes doigts… Tu sens le grain de la toile et le velouté du cuir ? Ouvre celle-là. Il te reste huit minutes. Huit comme les membres de ta famille avant ce jour terrible. La saison sèche s’achevait. Vous alliez rejoindre les hauts plateaux pour faire pousser le riz et l’igname. La vieille Aminata a aperçu, la première, la poussière rouge sur la piste du sud. Du sol desséché est monté le bruit des camions blindés puis vous avez entendu les gueulements des soudards en uniformes disparates. La troupe venait de la Sierra Leone ou du Libéria.</blockquote></p>
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		<title>Le banquet des Silphes</title>
		<link>http://arnaud-gobin.fr/le-banquet-des-silphes/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 May 2010 18:26:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[publiés]]></category>
		<category><![CDATA[romans]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="sc-column-12 "><p><a href="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2012/05/sylphes1.png"><img class="alignnone size-full wp-image-376" title="sylphes" src="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2012/05/sylphes1.png" alt="" width="640" height="480" /></a></p></div>
<div class="sc-column-12 last"><p><strong></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Editions Après La Lune -2010</strong></p>
<p><strong>Collection Lunes blafardes n° 16 &#8211; 260 pages</strong></p>
<p><strong></strong><span class="sc-dropcap">D</span>es retraités qui se jettent des nuages, des meurtres bidon et des faux suicides, à la saison de la dinde et des étrennes, ce n’est sûrement pas la canicule qui provoque cette hécatombe dans cette maison de retraite huppée qu’est la Côte d’Azur.</p>
<p>Qui se cache derrière cette série de crimes particulièrement tordus? Un pervers amateur de corps fatigués ? Le visage de la vengeance, ou bien encore celui de la compassion ? Le dénouement de cette enquête viendra-t-il du ciel ? De Raymond, l’ex flicà gouaille de truand qui lui a jadis sauvé la vie ? A moins que ces meurtres aient un lien avec les sales blessures de Sidi Lahouari, les bas quartiers d’Oran en pleine guerre d’Algérie ?</p></div><div class="clearboth"></div>
<div class="sc-divider"><a href="#">Un extrait</a></div>
<p style="text-align: justify;"><blockquote class="sc-blockquote"><p>KOmomo était un clochard flottant comme on en trouve dans presque tous les ports de la Méditerranée. Avec leurs idéaux dans les cordes, leur espoir au tapis et la cervelle en purée par abus de picole ou de poudre à bonheur, tous s’étaient échoués dans la vase en troquant leurs rêves de lagons, de gloire ou de liberté contre un bout de crasse humide larguée au bout d’un quai. Comme eux, Mohamed avait planté sa raison en tête de mat et ancré ses semelles au fond d’une bouteille à la mer. Aux plaisanciers qui le payaient d’une pièce pour laver un pont ou réparer une haussière, il rabâchait les mêmes litanies haineuses contre la république des traîtres qui avait fait de lui une marionnette, contre les agents du SDECE et les barbouzes de de Gaulle qui n’avaient pas respecté leur contrat et l’avaient mis hors jeu. Quand l’alcool devenait seul maître à bord, il gueulait à la lune qu’il s’appelait Van Gogh et qu’il allait buter Renoir, Gauguin et les autres avant qu’ils ne le retrouvent et ne lui fassent la peau. Les soirs d’été, lorsque le quai d’accueil était bondé, les plaisanciers, parqués dans son purgatoire, lui lançaient des « ta gueule ! » dans toutes les langues de la méditerranée. Il finissait alors par se taire, emporté dans un sommeil agité par les démons de son passé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>KOmomo profita d’une accalmie entre deux averses pour rincer la lessive oubliée dans une bassine. La bôme de son rafiot servit d’étendage à un pantalon usé et à quelques tee-shirts troués. Plus tard, dans le carré puant, il ouvrit un paquet de chips et une boîte de maquereaux. Il engloutit son casse-croute avec les doigts, en sifflant un fond de piquette propre à décaper ce qui restait de vernis sur la table à cartes. Avant de s’assoupir, KOmomo rota la marée et la vinasse, en hommage à ses idoles dont les photos étaient punaisées sous les filets de rangement. Ses éructations rendaient honneur à des gloires passées comme Alphonse Halilmi, le champion du monde poids coq immortalisé à l’issue de son combat contre Mario d&rsquo;Agata, mais aussi Robert Cohen le gamin du port d’Annaba qui était parti défendre sa ceinture mondiale face à Willie Toweel dans le Rand Stadium de Johannesburg. KOmomo saluaient aussi de ses rots des gamins des cités devenus des princes du ring comme Benguesmia, Ould Makhloufi ou Laicif Hamani, qui posaient fièrement, poings en garde, sur des clichés jaunis par le temps et décolorés par le sel. Le vieil Harki les avait tous consolés, combattus ou managés, eux, leurs aînés ou leurs cousins.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avant d’être entraîneur, il avait joué les gros bras dans les bordels et couru les combats clandestins pour le compte d’Ahmed Cheragba, un souteneur de Bab el-Oued. Du soir au matin, le gamin avait bossé aux claques de la casbah, et boxé au black pour Cheragba, dans les tripots d’Alger la Blanche et de Boufarik, l’émeraude de la Mitidja. Pendant vingt ans, il avait distribué des marrons dans les salles moites et bruyantes de la ville des oranges, avant de se prendre un pruneau FLN dans l’épaule, le jour des accords d’Evian. Puis ce fut le dernier round avec débarquement forcé à Marseille et le quotidien des galères, des petits boulots, des petits trafics, des petites salles minables où il servait de punching-ball aux petites frappes de quartier, des petits taudis dans le Panier, et des filles de petite vertu au tapin quai de Rive Neuve ou rue Saint-Saëns. A traîner ses espadrilles sur les ports de l’Escalette, de la Pointe Rouge et de Malmousque, en reniflant les embruns qui pourraient lui apporter une odeur de jasmin et de fleurs d’oranger, il avait fini par se dégoter une fin de carrière pépère sur la Jeannette, une barquette à voile latine qui traquait le fretin de roche. Tout en apprenant la rose des vents et les épines des vives, Mohamed s’était tranquillement pris des rides à pêcher de l’eau les jours où Saint Pierre maudissait le fils d’Allah ou à démailler toute la journée des cageots de gallinettes quand la Bonne Mère faisait une fleur à son patron.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce que le ring et la bouillabaisse ne lui avaient pas rapporté, c’est un billet de loterie qui s’en chargea. Mais le pont en teck et les hiloires en acajou du Chassiron acheté d’occasion avec les fruits de la chance ne connaîtraient jamais le port de Sidi Fredj. A force de caboter comme un timide entre Port-de-Bouc et Saint-Jean-Cap-Ferrat et de repousser sa traversée de la Grande Bleue en s’imbibant de gros rouge, Mohamed s’était changé en KOmomo. Echoué à Saint- Laurent, il avait rapidement touché le fond de cale et troqué les rivages limpides de Bou Haroun contre des hectolitres de pinard en bouteilles capsulées et les poubelles de la pizzeria qu’il disputait aux chats errants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"></blockquote></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les grandes affaires criminelles des Alpes-maritimes</title>
		<link>http://arnaud-gobin.fr/les-grandes-affaires-criminelles-des-alpes-maritimes/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Oct 2008 18:29:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[romans]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160; &#160;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="sc-column-12 "><p><a href="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2012/05/GACAM.png"><img class="alignnone size-full wp-image-378" title="GACAM" src="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2012/05/GACAM.png" alt="" width="640" height="480" /></a></p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><div class="sc-column-12 last"><p><strong>Editions De Borée &#8211; 2008</strong></p>
<p><strong>Préface de Georges Lautner</strong></p>
<p><span class="sc-dropcap">L</span> ’évocation des Alpes-Maritimes fait immédiatement songer aux charmes de la Côte d’Azur, à ses casinos et aux flâneries sur la Croisette&#8230; On aimerait croire que cette terre de métissage a été préservée des crimes odieux qu’engendrent le vice, la jalousie ou la cupidité. Il n’en est rien ! Dans ces paysages contrastés, on assassine aussi sauvagement dans les fermes perdues de l’arrière-pays que dans les riches villas de la Riviera.<br />
La vingtaine d’affaires criminelles relatées ici ont fait l’actualité de ce département depuis le xixe siècle jusqu’à récemment, avec la mort de Ghislaine Marchal. Elles se sont déroulées des rivages de Cannes à ceux de Menton, en passant par les palaces niçois, qui résonnent encore des souvenirs de malles sanglantes, de crimes sordides et de condamnations à mort.<br />
Ces pages insolites mèneront le lecteur sur les traces d’Henri Vidal (le tueur de femmes), de la veuve Portois, du bandit Brysgaloff et du monstre de Vallauris. Elles l’entraîneront dans les mystérieuses affaires du cadavre d’Antibes et du Palais de la Méditerranée…</p></div><div class="clearboth"></div><br />
<div class="sc-divider"><a href="#">Un extrait</a></div></p>
<blockquote class="sc-blockquote">« Petite Jeannine née ce matin… Stop… beau bébé 3,5 kilos…Stop… maman se porte bien…Stop » dans un bureau de Poste à deux rues de là, un jeune télégraphiste auxiliaire expédie son dernier télégramme. Casimir Tahon a 28 ans. En tant que mutilé de guerre, il bénéficie d’horaires allégés. Il salue ses collègues et part retrouver sa femme et ses deux enfants en bas âge. A l’angle de la rue de France, il tombe nez à nez avec le petit groupe d’hommes qui talonne Riaboff. Casimir Tahon se joint à eux sans hésiter. Aider à l’arrestation d’un criminel est un devoir. Pour lui qui a connu quatre ans durant la vie des tranchées et les charges baïonnette au canon, c’est une formalité sans grand danger. Il a d’ailleurs prouvé son courage, deux mois plus tôt, en arrachant un couteau des mains d’un agresseur en fuite avant de le livrer à la police&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Riaboff a renoncé à rentrer dans l’église dont la grille n’a pas cédé sous ses coups d’épaule. Il contourne le pâté de maisons en espérant se dissimuler parmi les passants de la rue Massenel. Mais les trottoirs sont presque déserts en ce début d’après-midi. Riaboff est aux abois. Il reprend sa course en entendant les cris de ses poursuivants. Un confiseur qui caramélise des pralines devant sa boutique tente de le déséquilibrer en brandissant sa cuillère en cuivre mais Riaboff lui agite son énorme Mauser sous le nez. Le commerçant opère une retraite prudente derrière sa vitrine. Le fuyard songe alors à se cacher dans les cours ou les jardins des villas, mais il abandonne cette idée et poursuit sa folle cavale vers le front de mer. Pierre Riaboff est hors d’haleine. Il veut par tous les moyens échapper aux cinq citoyens qui l’ont pris en chasse. En plus du concierge et du jeune télégraphiste galopent désormais derrière lui, comme une petite meute à l’hallali, un croupier, un bijoutier et un chauffeur de maître à la carrure de catcheur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Riaboff longe maintenant la façade de l’hôtel du Luxembourg. La poursuite mouvementée a attiré une petite foule de curieux. L’agent Honnart, de service sur la Promenade des Anglais est intrigué par cet attroupement. Informé des événements et conscient du danger, il empêche les curieux d’avancer. Riaboff est désemparé. Il s’engouffre dans le bâtiment contigu à l’hôtel. C’est là que sont installés les bureaux de la Société des Autocars et ceux de la Compagnie Général Transatlantique. Riaboff met en joue les employés terrorisés en cherchant désespérément une issue qu’il ne trouve pas. Pris de panique, il ressort dans la rue pour se retrouver face à ses poursuivants. Il est coincé, mais il est bien décidé à vendre chèrement sa peau. Il pointe son pistolet de gros calibre en direction du groupe et fait feu. Le bijoutier s’écroule dans une mare de sang. La balle lui a transpercé la cuisse. L’agent Honnart tire à son tour sur le criminel mais son vieux revolver d’ordonnance refuse de fonctionner. Riaboff profite de la panique pour regagner le hall du bâtiment. Rapide comme l’éclair, il s’engage dans un long couloir qui aboutit aux dépendances de l’hôtel du Luxembourg. De là, il gravit un échafaudage et grimpe sur une petite toiture en réfection. Il pense se dissimuler derrière la balustrade en pierre ajourée, mais la foule l’aperçoit et crie d’une seule voix « Il est sur le toit !… Il est sur le toit ! ». Riaboff comprend qu’il ne peut pas s’enfuir de son promontoire. Il rebrousse chemin et revient dans l’hôtel. L’agent Honnart et le jeune télégraphiste décident alors de lui tendre une souricière. Ils contournent l’édifice jusqu&rsquo;à une entrée de service. L’agent pénètre prudemment dans les communs de l’hôtel. Devant la porte de la lingerie, il essuie deux coups de feu qui le loupent de peu. Casimir Tahon s’engouffre à son tour dans l’immeuble. Le jeune télégraphiste ne fera pas trois pas. Riaboff le vise et tire. C’est le drame. Casimir Tahon s’écroule, mortellement blessé à l’abdomen.</p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
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		<title>Les Hyenes</title>
		<link>http://arnaud-gobin.fr/publies/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2007 17:53:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[publiés]]></category>
		<category><![CDATA[romans]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="sc-column-12 "><p><a href="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2012/05/hyenes.png"><img class="alignnone size-full wp-image-380" title="hyenes" src="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2012/05/hyenes.png" alt="" width="640" height="480" /></a></p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="sc-column-12 last"><p><strong>Editions Après La Lune -2007</strong></p>
<p><strong>C<strong>ollection Lunes blafardes n° 12</strong><br />
<strong>Finaliste du prix du premier roman policier de Lens.</strong><br />
<strong>Sélectionné au prix du polard méditerranéen de Villeneuve lez Avignon.</strong></strong></p>
<p><span class="sc-dropcap">D</span>es personnalités du monde politique, industriel et artistique de la Côte d’Azur sont torturées et assassinées dans des mises en scène particulièrement sauvages et scabreuses. Entre Stéphanie la transsexuelle, Étienne le travesti occasionnel et Sandra, obsédée par la recherche de son demi-frère, les suspects ne manquent pas. À moins que cette hécatombe ne soit commanditée depuis la Tchétchénie ? Ou par un réseau d’intégristes ? Le commissaire Cassoni et son équipe s’engagent dans une haletante chasse aux fauves. Au terme d’un tourbillon sanglant, les hyènes leur réserveront une bien étrange surprise. Un roman plein de punch, d’humour et de rebondissements.</p></div><div class="clearboth"></div>
<div class="sc-divider"><a href="#">Un extrait</a></div>
<blockquote class="sc-blockquote"><p>Le premier crime avait eu lieu fin avril. La victime était Charles Santony, le baron de l’huile d’olive industrielle et des spécialités locales surgelées. On l’avait empêché sans ménagement de traîner son sourire de laquais jusqu’aux élections où il devait mener une liste d’extrême droite. C’est la première équipe du matin qui avait découvert son corps déguisé en épouvantail dans une petite usine de conditionnement sur la zone industrielle de Mandelieu. On avait affublé sa tête d’affiche électorale d’une perruque de maquerelle surmontée d’un vieux chapeau de paille et son veston était bourré de paillons destinés à protéger les bouteilles de la casse. Le candidat à la députation était écartelé entre les fourches d’un porte-palettes et empalé sur un manche à balai délicatement lubrifié avec de la première pression à froid extra vierge. Pour parachever cette macabre mise en scène, on avait pieusement déposé au pied du cadavre, un bocal de jus d’olive où baignaient ses testicules comme deux crottins de Chavignol mis à mariner. Le légiste avait compté plus d’une cinquantaine de brûlures de cigarette sur son visage et constaté que ses poumons avaient explosé sous la violence des coups portés au thorax avec l’objet contondant de service. Sa carte bancaire s’était baladée dans plusieurs distributeurs de la région. Le coffre de sa villa, bâtie sur les hauteurs de Valbonne, avait été vidé sans effraction de toute la monnaie qu’il contenait.</p>
<p>Trois semaines plus tard, un matelot philippin retrouvait son capitaine moins habillé qu’une clandestine bulgare tapinant sur le périf et guère plus vivant qu’un tigre de Sibérie empaillé. Le mafieux Moscovite était étendu sur un couvre-lit en pashmina ivoire, dans la cabine de son voilier amarré au port de la Napoule. Le cérémonial était identique. Le visage blanchi au savon à barbe, un petit bougeoir en laque de chine enfoncé dans le nez et une perruque punk rouge fluo faisaient ressembler l’ancien oligarque à un clown du cirque de Moscou. Sur son ventre bondé à la japonaise avec des embrasses de rideaux et hérissé de cure-dents en argent profondément enfoncés dans les chairs, on avait déposé une coupe en cristal sablé de Lalique remplie de Don Pérignon « Grande Réserve » dans lequel baignait le modeste pénis du défunt, tranché à l’aide d’un coupe-cigare. Un couteau mongol au fourreau incrusté de lapis-lazuli était introduit jusqu’à la garde dans une intimité rectale échappant à la surveillance de l’ex KGB. L’autopsie révéla que ces tortures avaient été pratiquées après que Mikhaïl Bovanenko soit mort étouffé par un verre à vodka rempli d’ossetra impérial de chez Pétrossian, qu’un indélicat, préférant la daube à la niçoise et les beignets de fleurs de courgettes, avait poussé au fond de sa gorge à l’aide d’une cuillère en vermeil à manche de nacre. Là aussi le grenier à grain dissimulé dans un meuble en loupe de cade et ronce d’arbousier avait été vidé de son contenu sonnant et trébuchant.</p>
<p>Les deux affaires avaient été confiées au service régional de la police judiciaire. Malgré des moyens d’investigations scientifiques dernier cri et une équipe renforcée placée sous les ordres du commissaire principal Simon Cassoni, aucun témoignage probant n’avait pu être recueilli. Santony vivait seul et avait accès au système d’alarme de l’usine de Mandelieu qui n’était pas gardée. Bovanenko avait donné congé à tout son équipage la nuit où il avait convié son destin à bord et les noctambules qui flânaient sur les quais ce soir-là n’avaient pas remarqué de visiteur empruntant la passerelle du voilier. Les différents objets prélevés sur les scènes de crime avaient été vaporisés au cyanoacrylate et soumis à la métallisation sous vide sans qu’aucune trace papillaire ne soit décelée. Les policiers n’avaient pas relevé le moindre indice ni la plus microscopique trace</p></blockquote>
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		<title>Quand mon vrai père il est mort pour de faux</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Oct 2004 17:29:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="sc-column-12 "><p><a href="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2012/05/QMVP.png"><img class="alignnone size-full wp-image-382" title="QMVP" src="http://arnaud-gobin.fr/wp-content/uploads/2012/05/QMVP.png" alt="" width="640" height="480" /></a></p></div>
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<div class="sc-column-12 last"><p><strong>Éditions Osmondes -2004</strong></p>
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</strong><span class="sc-dropcap">U</span>n jeune assassin d’enfant, rongé par la quête terrifiante d’un amour exclusif, raconte avec humour et gravité ses dix années d’errance géographique et psychologique. Ce récit dramatique offre matière à une réflexion sur le rôle des travailleurs sociaux, des psychiatres et des juges lorsque les causes de la souffrance et de la violence meurtrière résistent à la prise en charge. À la fois docu-roman et autobiographie fictive, cette histoire émouvante et sans concession ne laisse pas indifférent.</p></div><div class="clearboth"></div>
<p><div class="sc-divider"><a href="#">Un extrait</a></div><br />
<blockquote class="sc-blockquote"><p>Le lendemain matin, on est retournés à l&rsquo;église comme le mois d&rsquo;avant pour mamie Roseline. Il faisait super beau, mais on était quand même limite de se les geler dans la grande baraque en pierre du curé. On s&rsquo;est retrouvés avec la moitié du quartier alignée sur les chaises en paille. Y&rsquo;avait quasi toutes les voisines et les bonhommes en retraite, au chômage, ou qui pouvaient plus bosser à cause de l&rsquo;huile de vidange qu&rsquo;ils crachaient dans le caniveau. Entre les spectateurs et l&rsquo;estrade où le curé était déguisé en Blanche Neige, y&rsquo;avait le colis en bois où mon petit frère était allongé, raide comme ma gounette du matin.</p>
<p>L&rsquo;église devait être en travaux et les ouvriers du cureton devaient pas avoir eu le temps de ranger leur bazar, parce que le colis de mon petit frère était posé sur des tréteaux et une planche où il restait collé du papier peint brillant de la même couleur que les varices de ma mère.</p>
<p>Sur le côté de la scène du curé, la mère Delbecque gonflait un gros soufflet de forge pour qu&rsquo;une autre vieille avec une perruque violette puisse faire de la musique qui fait pleurer avec un petit piano plein de boutons et de pédales.</p>
<p>Au dessus d&rsquo;elles, le soleil était juste derrière un grand carreau plein de dessins en couleur. Ca représentait une douzaine de vieux à barbes, habillés en bonnes femmes, avec des assiettes derrière la tête. Ils étaient assis devant une grande table avec au milieu un mec enveloppé dans un drap blanc qu&rsquo;était le seul à se taper une miche de pain et un verre de pinard. Les autres ils le regardaient en souriant mais y devaient faire la gueule que le serveur du resto leur ait encore rien donné à bouffer!</p>
<p>Quand le curé a fini par arrêter de ranger des bibelots en plaqué or sur la cheminé du fond, il s&rsquo;est mis à causer dans un boulet de charbon qui sortait d&rsquo;un tuyau de douche. On a entendu sa voix vachement forte qui résonnait comme à la gare pour dire que les trains ont du retard. J&rsquo;ai baissé la tête pour le regarder lever les bras au ciel comme le sergent Garcia quand il se fait choper par Zorro. Comme il s&rsquo;est mis à lire dans un gros bouquin des trucs que j&rsquo;avais rien à foutre, et que je voulais pas trop regarder en bas le paquet de Cédric à expédier, j&rsquo;ai préféré mater la statue du mec à poil au dessus de sa tête. Le type maigrichon en plâtre avait juste un torchon de vaisselle sur le zizi et les transitions avaient dû lui coller un début de panier en branches piquantes sur le front avant de le clouer n&rsquo;importe comment sur une poutre de grenier. Les clous lui dépassaient des pieds et des mains comme sur leurs meubles en ruines qu&rsquo;on peut gagner à la tombola.</p>
<p>Je me suis rendu compte que ce mec qui pendait en saignant des paluches et des panards comme une marionnette de guignol qu&rsquo;aurait cassé ses ficelles, y ressemblait vachement à celui du carreau en couleur. J&rsquo;ai repensé aux tableaux en peinture, que j&rsquo;avais vus en rentrant, alignés comme dans un Spirou, le long des murs de l&rsquo;église. J&rsquo;ai compris que ça racontait l&rsquo;histoire du bonhomme. Les barbus en manteaux de gonzesse, ils en avaient eu marre de voir le mec se caler les gencives et picoler tout seul sans partager. Ils l&rsquo;ont emmené chez le Shérif qu&rsquo;était en train de se laver les pognes dans une cuvette pour qu&rsquo;il lui colle une punition. Le pauvre type avait dû traverser toute la ville sans ses fringues en portant ses poutres sur le dos pendant que des zigues lui crachaient à la gueule ou lui collaient des coups de trique sur le cul. Arrivé en haut d&rsquo;un terril, ils avaient demandé à Mamadou et aux autres transitions de le punaiser sur les madriers en même temps que le serveur et le patron du resto qu&rsquo;avaient pas fait leur boulot. Une fois qu&rsquo;il avait séché comme un prisonnier des nazis, ils l&rsquo;avaient accroché en grand au fond de l&rsquo;église, et en maquette chez la mère Delbecque pour qu&rsquo;il serve d&rsquo;exemple aux mômes égoïstes qui veulent pas partager leurs tartines.</p>
<p>Le curé à fini par arrêter de débiter ses salades aussi chiantes qu&rsquo;une leçon de grammaire. Il est descendu de son estrade avec une matraque en plaqué or pour se pointer devant la boite où mon petit frère attendait qu&rsquo;on lui colle une étiquette et un coup de tampon d&rsquo;encre bleue.</p>
<p>Le soleil est passé derrière un nuage et toutes les taches de couleur qui décoraient le colis de Cédric ont disparu. C&rsquo;est là que je me suis rendu compte que le colis de Cédric c&rsquo;était de la pacotille. Le curé y devait être comme la receveuse des postes : si t&rsquo;avais pas de ronds, il te mettait dans un paquet à cent balles qui coûtait moins cher à poster au ciel.</p>
<p>&nbsp;</p></blockquote></p>
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